Parti Socialiste de Noisy-le-Grand

LA DÉMOCRATIE « PARTICIPATIVE » DE MME LA MAIRE

Mme Marsigny et son équipe avaient défendu pendant la campagne municipale 2015 les vertus de la démocratie participative. Mais lorsque l’on regarde leur action de près, la vérité n’est pas si claire puisque dans ce domaine, comme dans beaucoup d’autres, les affirmations scandées ne sont qu’un rideau de fumée.
Mme Marsigny confond allègrement démocratie participative, communication et souvent même propagande.

Premier exemple : les sondages. Il vous est proposé, depuis plusieurs mois maintenant, de participer à un sondage mensuel sur une question de fond (sic !).
Le dernier en date : Êtes-vous favorable à l’installation d’un carrousel dans le centre-ville ? Nous connaissons maintenant la passion de Madame Marsigny pour les chevaux (même de bois), mais soyons sérieux, est-ce une question qui relève d’un sondage auprès des habitants ?
N’y a-t-il pas de questions plus importantes sur lesquelles les Noiséens pourraient être consultés ?

Au-delà de la pertinence des questions, la méthode employée pose question : une partie de la population ne peut accéder à internet et ne peut donc pas participer ! Comment établir une représentativité des réponses alors qu’aucun critère n’est demandé ? Comment contrôler le nombre et la validité des réponses alors qu’il n’y a aucune transparence ?

Une méthode sans doute inspirée par son mentor Nicolas Sarkozy, qui lorsqu’il était Président utilisait à l’envie les sondages aux frais bien sûr du contribuable.

Cependant, une ville ne se dirige pas sur des sondages tronqués, et lorsque l’on a besoin de la population pour décider de l’installation d’un manège en Centre-ville, qu’en est-il des décisions plus lourdes ? Mme Marsigny va-t-elle établir des sondages à chaque fois qu’elle doit prendre une décision pour les Noiséens ?

Le permis de construire de la résidence, délivré en août qui stipule que la hauteur est inchangée avec 7 étages (R+6) et une hauteur de 18 mètres.

Illustration du projet BNP-Paribas, en face du 9 rue de Reims.

Deuxième exemple : les réunions publiques. Parlons de celle sur l’aménagement du projet du Clos-d’Ambert, le 19 octobre dernier. Comment expliquer que dans les semaines qui ont précédé celle-ci nous recevions dans nos boites aux lettres une publicité de constructeurs nous détaillant leurs futurs immeubles, avec plans et prix à l’appui ? D’ailleurs à la même période de grands panneaux publicitaires prenaient place au sein de la friche avec les perspectives des immeubles. Pour finir ; dès cet été, les permis de construire des différents immeubles qui constitueront cette zone étaient affichés et les aménagements de viabilisation étaient déjà commencés.
Quel est l’intérêt d’inviter les Noiséens « à participer à une réunion publique pour donner leur avis » alors que les projets sont bouclés ? L’exemple choisi n’est pas unique, car le même sentiment était palpable lors de la présentation des aménagements du Champy ou de l’écoquartier de l’île de la Marne, en fait, tous les projets initiés par l’équipe précédente.

Troisième exemple : le conseil citoyen. Que penser de la mise en place de ce conseil citoyen qui a remplacé les 5 conseils de quartier qui permettaient de créer une réelle relation de proximité entre les représentants du conseil et les habitants du quartier ?
Que penser de ce conseil citoyen à qui on dit qu’il est une structure autonome et qu’il doit s’autogérer, mais à qui les services de la mairie tentent d’imposer des commandes comme l’installation d’une patinoire pour le marché de Noël, sur leur propre budget bien sûr !
La démocratie participative commence par le respect de l’autonomie des structures mises en place.

La démocratie participative aurait été de garder les conseils consultatifs de quartier, véritable courroie de transmission entre les élus et la population de chaque quartier. Cela passait aussi par le maintien d’un élu dont la seule charge était ce lien avec la population, et non d’accoler cette fonction à d’autres délégations lourdes en terme de responsabilité et de temps passé (associations ou sport).

Et pour finir, certaines réunions publiques (sur le PLU ou sur l’avenir du Fort de Villiers par exemple) ne sont accessibles que sur inscription en ayant montré patte blanche et sans aucun critère transparent sur la sélection effectuée par le Cabinet de la Maire. Drôle de méthode qui frôle l’intimidation et qui prouve bien la confiance qu’ont nos élus dans la parole libre et publique.

De même nous ne savons pas sur quels critères sont retenus les participants aux petits déjeuners qui sont organisés un dimanche par mois en mairie.
Ce que nous savons c’est que certains inscrits n’ont pas été invités, et ce, sans aucune forme d’explication.

La démocratie participative c’est donner la parole aux citoyens, les écouter, et intégrer ces réflexions dans sa décision. La concertation doit avoir lieu avant la prise de décision et non l’inverse sinon cela s’appelle de la propagande ou de la démagogie en laissant croire aux habitants qu’on prend en compte leur avis alors que la décision est déjà prise.

La démocratie participative c’est avant tout proposer un programme détaillé afin de présenter ses objectifs pour la Ville au seul suffrage équitable de la population : les élections. Mais celui de Mme la Maire était si flou qu’il lui faut désormais « consulter » la population pour trancher parfois sur de simples questions qui relèvent seulement des décisions du Maire.